Quand je suis venue chez toi- La seule chose que je voulais, c’était savoir qui je suis
Par la peinture, aller à la recherche de moi même. Voilà, c’était mon idée.
Savoir d’où je viens. Qui je suis, parce que j’ai l’impression d’avoir vécu dans un corps qui ne m’appartenait pas, quelque part.
Je voulais ne plus subir, parce que j’ai subi tellement de choses !
Je n’attendais rien, parce que j’avais tellement de peurs que je n’attendais rien et je suis venue te voir juste pour expérimenter quelque chose d’autre.
L’expérience de la peinture a été comme poser quelque chose dans la matière.
J’aimais bien travailler avec les mains, ça m’a beaucoup aidée. Le fait de faire avec les mains ça donnait une autre signification personnelle.
C’était le corps qui parlait ce n’était pas la conscience qui parlait, quand tu m’as donné la peinture.
Ce n’est pas toi qui avait les clefs, c’est moi même qui les avait.
C’est juste que, toi tu as été là à l’écoute.
Aujourd’hui j’ai vraiment envie de poser un pas.
Tu m’as permis de me donner un temps de retraite – de prendre soin de moi, de me comprendre.
Et donc là, oui, j’ai l’impression d’avoir trouvé cette femme qui est solide maintenant:
Aujourd’hui, j’arrive à imposer le non.
A me dire: oui, Noulou, tu peux être fière de toi. C’est énorme!
Je me dis : « tu es libre maintenant ! tu n’es plus enchainée, tu es libre ! »
Echange entre Noulou et moi – avril 24